Fin de la 2G le 15 novembre 2026 chez SFR, calendrier par opérateur, appareils concernés et que faire
Le réseau mobile 2G de SFR s’arrête le dimanche 15 novembre 2026 en France métropolitaine. Bouygues Telecom coupe le sien le même jour dans quatre communes, puis dans le reste du pays du 1er au 15 décembre 2026. Orange, dont dépend aussi Free, a déjà éteint la 2G dans la quasi-totalité des départements depuis le 20 octobre 2026. Selon l’Arcep, 1,7 million d’appareils ne fonctionnant qu’en 2G étaient encore actifs fin juin 2026. Téléphones à touches, boîtiers de téléassistance, alarmes, téléphones d’ascenseur ou interphones peuvent cesser d’émettre des appels et des SMS du jour au lendemain. Calendrier par opérateur, appareils concernés et démarches à faire avant la coupure, voici ce qu’il faut savoir.
SFR éteint son réseau 2G le 15 novembre 2026
SFR et sa marque RED by SFR arrêtent leur réseau 2G le 15 novembre 2026 en métropole. Cette date figure sur le site professionnel de SFR, qui indique que le réseau 2G « s’arrête le 15 novembre 2026 », selon Selectra. La page d’assistance destinée au grand public reste plus vague et évoque une fermeture « prévue fin 2026 ». Le comparateur a de nouveau rappelé cette échéance le 27 octobre 2026 dans sa liste des changements télécoms du mois de novembre.
Concrètement, un téléphone ou un équipement qui ne capte que la 2G sur le réseau SFR ne pourra plus passer ni recevoir d’appels, ni envoyer de SMS, une fois la coupure intervenue dans sa zone. Les clients d’opérateurs virtuels qui utilisent le réseau SFR sont concernés de la même façon, puisque la date dépend du réseau hôte et non de la marque inscrite sur la facture.
Bouygues Telecom commence à Brest et Nancy, puis coupe partout en décembre
Bouygues Telecom et B&You procèdent en deux temps. La première phase démarre le 15 novembre 2026 dans quatre communes, Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy. La seconde phase s’étale du 1er au 15 décembre 2026 sur le reste de la métropole.
L’opérateur a adressé à ses abonnés un courrier consacré à l’arrêt de son réseau mobile 2G, rapporté par Univers Freebox le 21 octobre 2026. Bouygues Telecom y explique vouloir libérer de la capacité pour la 4G et la 5G. Il y rappelle que les clients équipés d’un appareil incompatible risquent de ne plus pouvoir appeler ni recevoir d’appels et de SMS. Il leur demande de vérifier que leur téléphone fonctionne en 4G ou en 5G et qu’il prend en charge les appels en 4G, une fonction appelée VoLTE. Bouygues invite aussi les détenteurs d’une ancienne carte SIM à demander une carte compatible 4G ou 5G.
Chez Orange et Free, la 2G est déjà coupée dans la plupart des départements
Orange a été le premier à agir. Selon l’Arcep, la 2G est arrêtée depuis le 31 mars 2026 dans les agglomérations de Bayonne, Anglet et Biarritz, depuis le 12 mai 2026 dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, et depuis le 9 juin 2026 dans l’Ariège, la Haute-Garonne, le Gers, le Lot, le Lot-et-Garonne, les Hautes-Pyrénées et le Tarn-et-Garonne.
D’après le calendrier d’Orange relayé par Selectra, la coupure a ensuite touché Nice le 22 septembre 2026, puis 44 départements le 6 octobre 2026 et les 43 départements restants le 20 octobre 2026. Il reste les zones rurales dites « zones blanches », où l’arrêt est prévu entre le 1er et le 15 décembre 2026. Free Mobile ne dispose pas de son propre réseau 2G et s’appuie sur celui d’Orange, ses abonnés suivent donc le même calendrier.
Combien d’appareils fonctionnent encore uniquement en 2G ?
L’Arcep publie chaque trimestre un observatoire des cartes SIM « 2G » et « 3G/2G ». Dans son édition du 24 septembre 2026, qui porte sur les chiffres de fin juin 2026, le régulateur recense 1,7 million d’appareils compatibles uniquement avec la 2G encore actifs en métropole. Ils étaient 2,9 millions un an plus tôt, soit une baisse de 41,4 %.
Le média spécialisé Next détaille cette population. Côté particuliers, il compte environ 1,06 million de téléphones et tablettes qui ne fonctionnent qu’en 2G. Côté objets connectés, on dénombre environ 620 000 cartes SIM 2G installées dans des alarmes, des boîtiers de téléassistance, des ascenseurs ou des équipements de gestion de l’eau. En ajoutant les appareils limités à la 2G et à la 3G, le total passe de 5,9 millions à 3,9 millions en un an, selon l’Arcep.
Le régulateur rappelle en parallèle que plus de 99,8 % des sites 2G et 3G sont déjà équipés en 4G et que la 4G couvre plus de 99,9 % de la population en métropole. La disparition de la 2G ne crée donc pas de zone sans réseau, à condition que l’appareil soit compatible.
Quels appareils risquent de ne plus fonctionner ?
L’Arcep cite principalement les anciens téléphones, les mobiles basiques et les appareils conçus spécifiquement pour la 2G ou la 3G. De nombreux équipements connectés, souvent installés depuis longtemps et oubliés, sont aussi concernés lorsqu’ils reposent uniquement sur la 2G :
- les anciens téléphones à touches ;
- les boîtiers de téléassistance ;
- les alarmes et systèmes de télésurveillance ;
- les téléphones de secours installés dans les ascenseurs ;
- les interphones et visiophones connectés ;
- les systèmes de pilotage à distance du chauffage ;
- certains terminaux de paiement et certains traceurs GPS.
Ces appareils font partie de ce qu’on appelle l’internet des objets, des équipements qui communiquent sans intervention humaine grâce à une carte SIM. Leur propriétaire ne sait pas toujours quelle génération de réseau ils utilisent.
Comment savoir si son téléphone est compatible avec la 4G ?
Le premier réflexe consiste à regarder l’icône de réseau en haut de l’écran. Si elle n’affiche jamais que « 2G », « E », « EDGE » ou « GSM », le téléphone n’est peut-être pas compatible 4G. Il faut alors vérifier sa fiche technique, et contrôler dans les réglages que la 4G est bien activée avant de mettre en cause la carte SIM.
L’Arcep recommande aux utilisateurs de vérifier deux points. Le téléphone doit fonctionner en 4G et la fonction VoLTE, qui permet de téléphoner via la 4G, doit être activée. Le régulateur conseille aussi de mettre à jour le logiciel du téléphone et de sélectionner la 4G ou la 5G dans les paramètres réseau. En cas d’achat d’un nouveau mobile, mieux vaut choisir un modèle compatible 4G et VoLTE.
Un téléphone qui fonctionne en 3G continuera d’appeler après l’arrêt de la 2G, mais pour quelques années seulement. Selon l’Arcep, Orange et SFR prévoient d’éteindre la 3G fin 2028, Bouygues Telecom fin 2029, tandis que Free Mobile n’a pas encore annoncé de date.
Téléassistance et alarmes, que faire avant la coupure ?
Pour un boîtier de téléassistance, une alarme ou un équipement d’ascenseur, l’opérateur mobile n’est pas le bon interlocuteur. C’est le fournisseur de l’équipement qui peut établir un diagnostic et, si nécessaire, installer un transmetteur compatible 4G. L’Arcep invite les particuliers, les entreprises et les gestionnaires d’immeubles à vérifier leurs équipements dès maintenant et à contacter leur prestataire.
Quelques précautions permettent d’éviter les mauvaises surprises :
- noter la référence de l’appareil et demander au prestataire s’il utilise le réseau 2G ;
- obtenir une date d’intervention antérieure à la coupure dans votre zone ;
- demander par écrit le détail des coûts, entre le nouveau boîtier, l’installation, le déplacement et l’éventuelle évolution de l’abonnement ;
- faire un appel test vers la centrale d’écoute une fois le nouveau matériel installé ;
- ne pas résilier l’ancien service tant que le nouveau n’a pas été testé.
Pour un proche âgé, il est utile de faire cette vérification à sa place ou avec lui, en particulier si son téléphone ou son boîtier d’appel est ancien. Les outils numériques qui aident les seniors à maintenir un lien social ne servent à rien si l’appareil ne capte plus aucun réseau.
Ce que la fin de la 2G ne change pas
L’arrêt de la 2G ne modifie pas le forfait. Il est possible de garder son abonnement et son numéro en changeant uniquement de téléphone ou de carte SIM.
La coupure ne doit pas non plus être confondue avec une panne. Lors de la panne Orange et Sosh du 21 octobre 2026, tous les abonnés ont été privés de réseau pendant plusieurs heures. Avec la fin de la 2G, seuls les appareils incompatibles sont touchés, et définitivement.
Les calendriers peuvent encore évoluer selon les annonces des opérateurs. L’Arcep conseille de se renseigner directement auprès de son opérateur pour connaître la date exacte qui s’applique à son secteur. Les autres échéances du mois, comme la hausse du prix repère du gaz ou le début de la trêve hivernale, sont détaillées dans notre article sur ce qui change le 1er novembre 2026.
Questions fréquentes sur la fin de la 2G
Quand la 2G s’arrête-t-elle chez SFR ?
Le réseau 2G de SFR et de RED by SFR s’arrête le 15 novembre 2026 en France métropolitaine.
Quand la 2G s’arrête-t-elle chez Bouygues Telecom ?
Le 15 novembre 2026 à Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy, puis du 1er au 15 décembre 2026 dans le reste de la métropole.
Mon téléphone 3G va-t-il continuer à fonctionner ?
Oui, un téléphone compatible 3G continue de fonctionner après l’arrêt de la 2G. La 3G doit à son tour être éteinte fin 2028 chez Orange et SFR et fin 2029 chez Bouygues Telecom. Pour être tranquille sur la durée, mieux vaut un téléphone compatible 4G et VoLTE.
Faut-il changer de forfait ?
Non. L’arrêt de la 2G concerne l’appareil et parfois la carte SIM, pas le forfait. Il suffit d’un téléphone compatible 4G et, si l’opérateur le demande, d’une carte SIM récente.
Qui contacter pour une téléassistance ou une alarme ?
Le fournisseur de l’équipement, et non l’opérateur mobile. C’est lui qui peut vérifier si le boîtier utilise la 2G et le remplacer par un modèle compatible 4G.
Sources
- Arcep, Fermeture des réseaux mobiles 2G et 3G, ce qu’il faut anticiper
- Arcep, Observatoire des cartes SIM 2G et 3G, communiqué du 24 septembre 2026
- Selectra, Fin de la 2G chez SFR et Bouygues Telecom en novembre et décembre 2026
- Next, La 2G s’éteint dans trois mois mais il y a encore 1,7 million de cartes SIM actives

Caroline, rédactrice en chef d’Actualité France.
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